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11

avril

Le corps humain est une machine aux ressources incroyables qui peut nous permettre de réaliser des prouesses hors du commun. Sa résistance et sa capacité d’adaptation au fil des années lui ont permis de faire face à de nombreuses situations, et ces capacités ont pu se retranscrire dans le domaine des performances sportives. Malgré cela, notre corps peut être également fragile, notamment sur certaines zones de rupture bien spécifiques. Aujourd’hui nous allons parler de l’épaule et plus précisément de son placement et de sa stabilité, qui sont souvent mis à mal dans le cadre de différentes activités physiques et sportives. Nous illustrerons nos propos au travers de différents exemples.

Tout d’abord en préambule, il faut préciser que l’épaule, sur le plan musculaire et articulaire et

impliquée dans une grande variété de mouvements, elle possède de nombreux degrés de liberté ce qui la rend d’autant plus fragile.

En ce qui concerne son anatomie sur le plan musculaire, elle possède des muscles superficiels puissants ; les deltoïdes, ayant trois faisceaux (antérieur, latéral et postérieur). Ces muscles rentrent en action au niveau de la ceinture scapulaire.

En revanche, malgré ces masses musculaires, l’épaule est maintenue par des fondations sous-jacentes fragiles ; il s’agit des muscles de la coiffe des rotateurs (infra-épineux, supraépineux…)

Cet ensemble constitue donc une horloge au fonctionnement de haute précision, qui peut vite dégénérer si l’on perturbe cet équilibre.

Les causes de ces problèmes pourront être de différente nature telles que :

– un déséquilibre entre les chaînes musculaires agonistes/antagonistes majoritairement dû à une sur sollicitation du deltoïde antérieur (avant de l’épaule), qui va déséquilibrer l’ensemble avec un manque des muscles fixateurs (cf. article : « Fixateurs d’omoplates & redressement postural »)

– des épaules souvent mal placées dans les mouvements de poussé (majoritairement) mais aussi de tirage. Par exemple lors d’un développé couché, veillez à positionner vos épaules basses et en arrières afin de positionner l’ensemble dans un axe sécuritaire sur le plan articulaire. Ces deux critères principaux sont donc en résumé : l’abus d’un axe/angle de travail et, une mauvaise exécution des mouvements. Ce n’est donc pas, dans la majorité des cas, une fatalité.

De plus, les problèmes peuvent également arriver à retardement, notamment de par la création de conflits sous-jacents qui seront des points de faiblesse à fort risque de blessure pour la suite. Par exemple, un choc au rugby sur une épaule déséquilibrée ou déjà fragilisée.

De ce fait, il ne faut pas négliger :

– Le renfort de la coiffe des rotateurs, grâce à des mouvements tels que « l’autostoppeur » ou le « L-Fly », qui peuvent être réalisés de différentes façon (avec poulies, élastiques, haltères…)

– Le travail de stabilité spécifique, de gainage de l’épaule (exemple : travail en appui sur les anneaux)

Pour conclure, il s’agit d’un sujet vraiment laissé pour compte et négligé mais qui peut se payer cher par la suite. Comme « une chaîne est aussi forte que son maillon le plus faible », ne prenez pas le risque de rencontrer ce type de problème. Si vous souhaitez en savoir plus vous êtes les bienvenus à l’ITEPS Toulouse-Muret !